Ex-Absentia

Miroirs d'émoi

16 juin 2012

Pronominale

111025


Quand je dis Je,
Je dis Tu
Le Nom n’a pas d’autre antre
Encore,
Que le Nous dont nous naissions

L’écriture est à elle-même son propre regret
Pour celle qui rêve, le jour n’est plus à prouver.

Tu es,
Ma nouvelle absence,
Mon prochain regret
Ma farandole de silences
Mon opéra mort-né
Mon rêve et puis ma plaie
Mon antre et mon errance
Ma dernière poignée de terre
Ma fuite, mon ailleurs, ma distance
Ma patrie secrète et mon trésor
Ma lande de solitude
Mon Ile
Mes Yeux

Je suis là, agenouillée
Rampant dans mon Debout
A chercher dans l’ombre d’un réverbère
Comment donner un nom à la lumière
Je suis vivante des phrases qui viennent de mourir
Fantôme précoce parmi les hommes
Mise à mort quotidienne renaissant de sa nuit.
Je suis un paradoxe nu
Tremblant d’un amour impossible à confier

Je ne suis pas là.
Je ne sais pas l’être.
Mais ne t’éloigne pas, toi qui sais
Sens,
Comme je suis proche, en toi, de nommer la lumière.

Maintenant que je t’ai fui,
Je vais pouvoir t’aimer…

 

Crédit Photo : Eugeny Kozhevnikov

Posté par prunelledesmots à 17:18 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires sur Pronominale

    Quelle belle plume découverte ici...
    Epoustoustouflé.

    Posté par M.A, 20 juin 2012 à 19:17 | | Répondre
  • Ici
    se poser
    pour vous dire
    bel été

    Posté par Maria-D, 03 juillet 2012 à 19:34 | | Répondre
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